25 mars 2008
Tanger et Nord
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L’hôtel El Minzah à Tanger : Un mythe des années 30
L’hôtel El Minzah de Tanger vient tout juste (fin mars 2006) de célébrer son 73ème anniversaire. C’est à cette occasion que le palace mythique des années 30 s’est vu décerner « Le Laurier d’or du Prestige International du Tourisme ». Dans un théâtre d'ombre et de lumière, encore imprégné des Bowles, Forbes et autres gloires de la belle époque, ce fleuron de l’hôtellerie tangéroise se confond avec l'histoire de la ville. Aujourd’hui encore, ce lieu magique résonne des mille et une légendes inspirées par ses hôtes de marque.
Situé à l'intersection de l'ancienne et de la nouvelle ville, en plein coeur de Tanger (entre la Place de France et le Grand Socco), l’hôtel El Minzah est une sorte de machine à remonter le temps. Il fut l’un des acteurs de l’atmosphère romanesque dont Tanger fut auréolée lors des années 30. Véritable institution, ce superbe palace est l’illustre témoin de l'histoire de la ville, depuis l'avènement de son statut international en 1925.
C'est d’ailleurs durant cette époque que l’établissement a acquis une renommée considérable dans le monde. Il garde encore aujourd’hui dans ses murs les strates d’un passé prestigieux. Sur la rue de la Liberté, à l’emplacement même de l’hôtel en question, se trouvait un coteau noyé de vergers et de quelques rares maisonnettes de campagne.
C’est là que le premier bâtiment d’importance prit naissance. En 1870, le célèbre milliardaire américain d’origine grecque, Ion Perdicaris*, fait construire sa résidence d’hiver à quelques kilomètres de son Hermitage de R’milat. Quand il quitte le Maroc suite à de rocambolesques mésaventures, il cède sa maison de style classique à un entrepreneur de spectacle. Ce dernier en fait un casino aux apparences plus mauresques qui disparaît sous les flammes en 1923. C’est ainsi qu’en 1930 Lord Bute, un aristocrate anglais régnant sur une île écossaise, confie à des architectes français, la construction du prestigieux hôtel El Minzah. Le palace ouvre ses portes en 1933. Cet événement marque le début d’une nouvelle ère : la naissance d’une légende et de l'épanouissement du tourisme dans la ville.
Faisant face au détroit de Gibraltar, le lieu est un véritable havre de paix et de quiétude et Lord Bute décide d’en faire sa résidence particulière à Tanger. Aujourd’hui, tout a été dit par les grands de ce monde (politiques, écrivains, industriels renommés, jet-set tangéroise) sur ce monument de l'hôtellerie marocaine qui tutoie luxe et élégance. Par sa situation privilégiée, El Minzah domine la baie, la plage, le port, la médina et, au fond, le Cap Malabata avec les côtes espagnoles.
Il offre ainsi un panorama unique. Certains vont jusqu’à prétendre que « la vue du port et de la rade de Tanger à partir des terrasses du Minzah devrait être classée patrimoine national !
*Qui était Ion Perdicaris ?
En 1872, le riche entrepreneur greco-américain Ion H. Perdicaris s’installe sur le site de Idonia (actuelle forêt de Perdicaris). Ion Perdicaris décrit le domaine comme une jolie résidence d’été édifiée sur les hauteurs boisées, surplombant le Cap Spartel et le détroit de Gibraltar…
En mai 1924, Raissouni kidnappe Ion Perdicaris. L’acte connaît un retentissement international comme en témoigne un télégramme envoyé par le Département d’Etat Américain à son représentant à Tanger.
La libération est obtenue quelques semaines plus tard, à la suite du versement d’une rançon. Le début du XXème siècle est dominé, dans la région de Tanger, par le personnage de Moulay Ahmed Raïssouni.
À 23 ans, ce brigand de grand chemin se fait arrêter et déporter pour 4 ou 5 ans à Essaouira. En 1903, une armée est envoyée l'arrêter mais échoue. Le correspondant du Times, Walter Harris, est ensuite enlevé par Raïssouni. L'année suivante (1904), ce sont donc M. Ion Perdicaris et son gendre qui sont kidnappés à leur tour.
Après de multiples péripéties, Raïssouni se voit nommer en 1905 gouverneur du Fahs par le Sultan Moulay Hafid. Plus tard, il sera nommé gouverneur du Pays Jbala.
Tout le raffinement des années 30
Depuis son inauguration, l’hôtel El Minzah s'est distingué par son style hispano-mauresque. Sa façade blanche a belle allure. Sa décoration et son ambiance rappellent un palais du début du siècle comme en témoigne le patio andalou entouré d’arcades. Celui-ci tient à la fois de la scène romaine, avec ses colonnes imposantes, et de la cour andalouse, avec sa fontaine centrale. Les balcons, les ornements de façades et la décoration intérieure reflètent la culture de l’époque. De longs couloirs, tapissés de nattes, mènent aux chambres dont les portes en bois cloutées et travaillées, s'ouvrent sur un ameublement des plus fins. Toutes les chambres offrent une vue imprenable sur la baie de Tanger et sur une grande partie de la ville. Escaliers, parterres et plafonds ; tout raconte l’histoire d’un passé raffiné. Mais ce qui fait aussi le charme de l’hôtel, c'est le cadre naturel dans lequel il baigne. Entouré de grands et somptueux jardins, le lieu est tout simplement paradisiaque. Avec sa végétation luxuriante et exotique, ses palmiers, ses eucalyptus, ses géraniums, ses rosiers… c’est une véritable oasis au coeur de Tanger. Une belle piscine au milieu des palmiers vient agrémenter le tout. Le Rick's café de Casablanca serait, dit-on, inspiré de l'hôtel El Minzah.
Livre d’or d’ El Minzah
El Minzah est un des hôtels les plus prestigieux du royaume. Sa réputation n’est plus à faire. Il est devenu au fil des ans un véritable lieu de mémoire ; un endroit rare au luxe discret, où chaque meuble, chaque porte et chaque tableau, raconte une histoire. Le Caïd Bar porte ce titre, en hommage au Caïd Sir Harry Mac Lean, militaire britannique qui devint instructeur des troupes impériales de Moulay Hassan et de Moulay Abdelaziz. Il fut très probablement un agent double au service de sa très Gracieuse Majesté. Représenté en tenue d’apparat sur une grande toile, il domine le bar, l’œil conquérant et la boutonnière décorée. Une pléthore de grands de ce monde ont défilé un verre à la main, sous son regard silencieux. Les personnages historiques ayant séjourné dans ce palace mythique sont légion, Delacroix, Van Dongen, Matisse, Jean Genet, Samuel Becket, Tennessee Williams, Saint-Saens, les Rolling Stones, Malcom Forbes, Paul Bowles, Barbara Hutton, Elizabeth Taylor…, tous ont arpenté les couloirs du Minzah. Toute l'intelligentsia européenne politique et diplomatique des XIXème et début XXème siècles, les intellectuels de renom et la jet-set de l’époque sont passés par là. Ce prestigieux hôtel a également été rendu célèbre par de nombreuses autres célébrités: Rita Hayworth, Antony Quinn, Gina Lollobrigida, Bernardo Bertolucci y ont également résidé… Churchill, après avoir régné sur les destinées de l’Empire Britannique et le sort du monde, vint y prendre une courte retraite pendant laquelle il s’adonna à la peinture au milieu des somptueux jardins. Sans doute y a-t-il croisé le Comte de Paris, Prince sans couronne, regagnant son dernier fief de Larache et baigné encore des espoirs de restauration que lui aurait soufflés le Général De Gaulle. D’autres souverains tels Hassan II, Mohammed VI et Juan Carlos ont également fréquenté le palace alors qu’ils étaient Princes. Il reste peu de souvenirs (visibles) de leur passage, si ce n’est la piscine inaugurée en 1962, pour la venue d'Hassan II. On raconte aussi que Jean Genet, un habitué du Minzah, allait régulièrement au Grand Café de Paris, l’un des plus chics de la ville. Lorsqu’il était trop sollicité, il se réfugiait au Café de France, juste en face.
Aujourd’hui encore, le palace tangérois résonne de mille et une légendes inspirées par des hôtes de marque portant aussi le nom de Joseph Kessel, Stravinsky, William Burroughs, Francis Bacon… La liste est interminable et se lit comme un "who’s who". Aventuriers, milliardaires, artistes et têtes couronnées continuent sans doute d’y affluer, incognito…
La politique espagnole en matière d¹aménagement des villes du Nord à l¹époque du Protectorat : le cas de Tétouan
L¹impact de la colonisation dans le domaine urbain se manifeste par la création de nouvelles villes pour y recevoir la population européenne. Ce phénomène concerne tout le Maghreb où les villes prennent une forme bicéphale dont les parties progressent parallèlement, distinctement, l¹européenne dans la ville du même nom, l¹autochtone dans la ville « indigène ». L¹augmentation du taux d¹urbanisation au Maghreb est dû pendant cette période à trois facteurs : immigration européenne, exode rural correspondant à une mutation dans la structure économique des pays, et accroissement naturel de la population.1
Source : David Seddon (1981), Morrocan peasants. A centry of change in the Eastern Rif, 1870-1970, Folkstone, p.161.
La ville principale du Rif oriental était Nador, les origines de cette ville remontent au début du XXe siècle quand les autorités militaires espagnoles implantèrent un vaste campement militaire entre les gisements de fer de Béni Bou Ifrour et le port de Melilla. Pendant la guerre du Rif (1921-1927) apparaissent quelques constructions à caractère civil qui feront partie du quartier central actuel, dont le développement s¹accentuera à partir de 1930. A partir de cette date, Nador ne compte plus seulement sur la fonction militaire, mais se forge progressivement une fonction administrative importante. C¹est à cette époque que le gouvernement espagnol décida de séparer les fonctions administratives nationales de celles propres au Protectorat, Melilla étant considérée par les Espagnols comme un territoire métropolitain. Ils firent donc de Nador le siège de l¹administration en territoire marocain : elle a accueilli la plupart des services provinciaux installés auparavant à Melilla. De nombreux facteurs économiques, politiques et humains ont favorisé une relative expansion de la ville, basée essentiellement sur le commerce à compter des années quarante. Elle devient alors peu à peu la capitale régionale, bien que « dès sa naissance, Nador savait que même au maximum de son développement, elle n¹irait jamais au-delà d¹une ville satellite, entièrement polarisée par Melilla »13 . Sa population est passée de 3.000 en 1930 à 8.826 en 1940, dont 6.960 Espagnols et 2.367 Marocains musulmans et 459 israélites.14 En 1949, la « Junta General de Urbanización » décide de doter la ville d¹un plan d¹aménagement : il s¹agit d¹un premier effort d¹aménagement. Une nouvelle tentative est faite sans grand résultat en 1953 avec l¹arrivée des premiers flux migratoires de ruraux marquant ainsi le début de l¹apparition de l¹habitat précaire.
La région occidentale :
Cette région compte avec un réseau urbain parmi les plus anciens au Maroc, concentré surtout autour de Tanger, Tétouan, Chaouen, Larache et Ksar El-Kbir.
Larache : était à l¹origine un comptoir commercial phénicien, puis devint un fort romain. Occupée par les Portugais entre 1415 et 1459 puis par les Espagnols entre 1610 et 1689. C¹est pendant cette dernière période que la place de Larache a le plus évolué. Au début du XIXe la médina de Larache avait déjà sa forme actuelle à savoir un triangle de 15 hectares, composé de six quartiers séparés par une artère principale qui traverse la médina dont la population s¹élevait à 4.500 vers la moitié du XIXe.15L¹¦uvre urbaine espagnole commença avant la proclamation du protectorat puisque les travaux du port débutèrent vers 1910. En 1927, la zone industrielle portuaire était déjà achevée. Simultanément, le centre résidentiel et administratif fut terminé avant 1930, avec un urbanisme moderne et aéré (quartier européen)16.
II-Les conséquences de l¹essor démographique sur la croissance urbaine
La première période du Protectorat se caractérise par l¹arrivée massive de militaires et de « colons ». Il faut signaler qu¹ici, le terme colon, n¹a pas la même signification que dans la zone française. Exceptés quelques commerçants, ce sont surtout des gens pauvres et sans métiers : petits boutiquiers, gérants de café, artisans, etc. qui sont venus s¹installer dans les villes notamment Tétouan. Au début du XXe siècle le Maroc était considéré en Espagne comme un lieu d¹émigration capable d¹accueillir les excédents migratoires dus à la crise économique dans la péninsule Ibérique. Entre 1915 et 1917 la population d¹origine espagnole résidant dans les quatre principales villes de la région atteint 7.820 personnes et les effectifs militaires étaient de 22.327.17
Selon le recensement de 1935, la population de la zone du protectorat espagnol était de 795.336 habitants dont 44.379 espagnols (soit 5,5%). En 1945 elle dépasse un million, et la population espagnole 72.000 (6,6%) dont 63.058 vivaient en ville et 9.011 à la campagne. A Tétouan vivaient 29.004 espagnols, 10.847 à Larache, 6.050 à Villa Nador, 5.517 à Villa Sanjurjo, 3.100 à Ksar El-Kbir. La même année la population urbaine de la zone atteint 253.719 personnes, Tétouan en comptait 93.658 et Larache 41.286.
Dans les années cinquante, les villes connaissent une croissance démographique remarquable. Tétouan comme capitale et principal centre urbain (entre 80.000 et 95.000), suivie de Larache (42.000), Ksar El-Kbir (35.000), Villa Nador (25.000), Assila (17.000), Chaouen (14.000) et Villa Sanjurjo (11.000).18
III-La ville de Tétouan et son extension durant la période du Protectorat:
Tétouan apparaît au début du VIIIe siècle. Petite bourgade jusqu¹à l¹arrivée des Musulmans d¹Andalousie fuyant la reconquête chrétienne vers la fin du XVe siècle, elle fut reconstruite par ces andalous au début du XVIe pour repousser la menace militaire ibérique. Le grenadin Sidi Ali Al-Mandari est considéré comme le vrai fondateur de la ville dont l¹impact culturel andalou marque son architecture et son style de vie. Déjà au début du XIXe quelques modifications urbaines touchent la médina de Tétouan. Ces interventions commencent par la construction d¹un nouveau quartier juif en 1807. Cet élargissement touchait l¹angle sud-est de la ville, basé sur des rues droites et perpendiculaires. Durant l¹occupation espagnole (1860-1862) de grands travaux sont menés par des ingénieurs militaires. La construction de quelques édifices d¹intérêt public dans la zone de Feddan. Mais le plus important pendant cette période se sont les modifications qui ont touché la structure urbaine de la ville. Pour des raisons de contrôle militaire de larges voies ont été ouvertes ainsi qu¹une communication transversale au centre-ville pour faciliter le mouvement des troupes et de la police.19
Vu son importance, Tétouan a été choisie par les Espagnols comme capitale de la zone à côté d¹autres villes de moindre importance : Larache, Ksar El- Kbir, Chaouen. L¹implantation de l¹économie coloniale et l¹arrivée massive d¹Espagnols, transformèrent la ville avec l¹extension et la naissance de nouveaux quartiers européens.
-Le nouveau quartier européen de Tétouan :
El ensanche
Le modèle suivi pour concevoir les nouvelles villes du Nord est « el ensanche » c¹est-à-dire l¹élargissement ou zone d¹extension urbaine. Ce système de croissance urbaine, promu par la bourgeoisie, était répandu dans plusieurs localités espagnoles à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle. Il s¹agissait d¹un dépassement total de la ville héritée des époques antérieures à la Révolution Industrielle. Ces nouveaux quartiers juxtaposés sont souvent une continuité de la réalité urbaine antérieure. (Š)
Le besoin de création d¹une zone d¹extension à Tétouan est dû à la croissance rapide de la population espagnole qui occupait dans un premier temps quelques maisons de location dans la médina et surtout dans la rue Luneta. Ce secteur est considéré comme la première zone d¹extension contemporaine de Tétouan.20 L¹installation de la communauté espagnole à l¹intérieur de la médina est un phénomène général qui touchait aussi les autres villes du Nord comme Tanger et Larache. Cependant dès le début, le Conseil Municipal (Junta de Servicios Locales), a préconisé de défendre le caractère traditionnel de la médina et de conserver intact la structure de ses maisons, ses rues et ses quartiers. « Dans les quartiers marocains il n¹est pas autorisé de réaliser des travaux qui pourraient modifier le caractère typique de ses constructions »21.
Le nouveau quartier espagnol se développe linéairement, à l¹ouest de la médina, favorisé par la démolition de l¹enceinte fortifiée de la Rahbat Ezraa remplacée par un axe principal, Gran via ou Calle mayor, nommé successivement Av. Alfonso XIII, puis Av. de la Republica et ultérieurement Generalisimo Franco. C¹est le prolongement de l¹artère commerciale de la médina, Terrafin (ou Savetiers). La transformation de la limite physique s¹accompagne aussi de la structuration de la zone d¹extension par le tracé des artères Mohamed Ben Arbi Torres et Général Jornada à la lisière du premier quartier espagnol, « la Luneta ». Puis l¹aménagement du boulevard périphérique (ou Ronda) Consul Zugasti, longeant les murailles nord-ouest et sud-est de la médina et reliant les portes Bab Etout et Bab Rmouz à la ville et une place ombragée est aménagée sur cet espace de transition, qu¹est le Feddan, unissant les deux ordres urbains.22
Les travaux d¹urbanisation du quartier espagnol ont commencé en 1915. La même année l¹architecte municipal Carlos Óvilo Castelo réalisa les premiers projets d¹approvisionnement en eau et ceux de la construction du premier cimetière civil européen. Ces travaux ont été confiés à une société créée à cet effet, la « Sociedad Anónima Oliva Ensanche de Tetuán »23. Apparaissent alors les premiers édifices à usage d¹habitation et à caractère administratif et militaire : le Haut Commissariat, la Direction des Travaux Publics, le Groupe Scolaire España, la Caserne Jordana Rkaïna, etc. On assiste aussi à l¹ouverture de commerces et à l¹implantation de petites industries, telles que les ateliers de menuiserie, de plomberie, de céramiques et de mosaïque.24 Ce premier noyau de la ville est complètement urbanisé vers 1921. Le déclenchement de la guerre du Rif a interrompu les travaux du deuxième tronçon à peine commencés. Il fallut attendre la fin de cette guerre en 1927 pour assister à leur reprise avec l¹arrivée de capitaux investis dans l¹industrie et la construction. Une série d¹industries s¹installent dans cette zone d¹extension, côtoyant immeubles d¹habitation, garages, entrepôts, bâtiments publics et militaires. Ce développement représente un marché important pour des groupes financiers et bancaires.25 Au cours de la période 1927-1942 se précise la configuration définitive du quartier espagnol de part et d¹autre de l¹avenue Alfonso XIII. Cette période se distingue par deux phénomènes importants : L¹aménagement de nouvelles zones urbaines telles que la Cuidad Jardin, el Paseo de las Palmeras, le Parc de las Cagigas, la Place Moulay El Mehdi et la Place Ben Azzouz, La création des premières cités d¹habitat économique telles que la Barriada El Generalisimo Franco, le quartier des ex-combattants de la Phalange, quartier des mutilés de guerre marocains.
Par Mimoun AZIZA. <
Département d¹histoire Faculté
des lettres et des sciences
humaines de Meknès.
invitation
Venez Découverir la ville de Tetouan dans notre site:
www.tetuan.c.la
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