Commentaires
de tres belles photos
ce n est pa un commentaire
ca va faire 2 ans que je suis au canada.et j aimerai svp.que vous m envoyer des photos de mon ancien école la résidence sur 2 mars avc ses étudiants
merci
ENVIE DE REVOIR PHOTOS RABAT
J APPARTIENS A UNE GRANDE FAMILLE DE RABAT,AUSSI J AURAI BIEN AIME VOIR DES PHOTOS DE LA VILLE DE RABAT APRES MES ETUDES FAITES AU LYCEE DE JEUNES FILLES DEPUIS L ANNEE 1964 JE N AI PAS ENCORE REVU MA VILLE NATALE.J ESPERE CET ETE POUVOIR FAIRE UN VOYAGE AU MAROC J AI TELLEMENT LANGUI TOUT, JE N AI QUE DES VIEUX SOUVENIRS.BIENTOT.....
La côte casablancaise : Casablanca mise sur sa corniche
Au vu des 10 Millions de touristes attendus pour 2010, l’avenir de Casablanca passe par le développement de sa corniche. Autrefois déserte et abandonnée, cette côte est devenue le lieu de toutes les spéculations. Les projets les plus ambitieux et les investissements les plus fous s’y préparent. Il est vrai que la société marocaine a bien changé. Les gens sortent plus et profitent de plus en plus des atouts d’une cité en bord de mer. Autrefois focalisés sur leur centre -ville, les Casablancais ont décidé de se tourner vers la mer. Ils ont enfin compris !
Dès 1912, face à la création du port et à l’usage plus ludique du bord de mer, le rapport de la ville de Casablanca avec son rivage devient de plus en plus important. Cette magnifique plage de Casablanca et ses ressources balnéaires sont vantées par maints voyageurs.
Dès 1920, la bourgeoisie et la classe moyenne française qui s’installent définitivement à Casablanca réclament une plage équipée, sûre et proche de la ville. Ces nouveaux casablancais souhaitent profiter du climat et des plaisirs du bord de mer. La plage des Roches-Noires est dangereuse à cause de ses nombreux rochers au niveau de l’eau. C’est ce qui lui vaut d’ailleurs son nom. Celle d’Aïn Sebaa est entourée d’industries et celle de Fédala, trop éloignée de Casablanca. La plage d’El Hank est inhospitalière. C’est à l’ouest, à Aïn Diab, que les hédonistes du bord de mer trouvent finalement leur bonheur. Ce lieu écarté a l’avantage d’être proche de la ville.
Et dès 1923, la côte d’Aïn Diab commence à être fréquentée. Sa position convient aux familles qui peuvent s’y installer sans avoir à quitter la ville. Mais sur ce site de choix, rochers à fleur d’eau et très hautes dunes se succèdent. De plus, la configuration de ces plages d’Aïn Diab change régulièrement selon la force des marées hivernales. Puissance des vagues, tourbillons, courants contraires et barre sont également de réelles menaces. Afin de rendre ce rivage plus sûr et plus paisible, l’aménagement de cette côte encore désertique s’impose.
Les piscines de Casablanca : Un bord de mer empreint d’histoire
La côte rocheuse de Casablanca, ne permettant pas toujours l’aménagement de plages, une suite ininterrompue de piscines, fut construite, le long de cette côte si prisée des Casablancais. Aujourd’hui, clubs privés très fermés, alternent avec de nombreuses piscines publiques aux noms exotiques. Ces établissements de rêve ne désemplissent pas. Certains sont même fréquentés jour et nuit. Il fut pourtant un temps où les Marocains n’étaient pas les bienvenus sur leur propre corniche. Aujourd’hui, ces piscines sont devenues, le lieu privilégié des hédonistes, toutes couches sociales confondues et ce, même si certains clivages ont encore la dent dure… C’est donc l’histoire de toutes ces piscines casablancaises qui vous sera racontée par étapes, au fil des semaines à venir. Il était une fois, le plus grand terrain de jeux de Casablanca…
Longtemps, le site d’Aïn Diab fut un vaste espace désolé, fragmenté de sources d’eau douce et de rochers. L’essor de cette Corniche est entamé par les tous premiers lotisseurs d’Anfa. Dès 1920, un plan est dressé par Albert Laprade.
Après 1945, le sport occupe une place essentielle dans la vie casablancaise. Les sports et les loisirs d’eau se développent considérablement entre 1945 et 1960. Lors de la guerre, la piscine municipale est fermée. Par la suite, de graves problèmes de pollution de l’eau la disqualifient. La Corniche d’Aîn Diab devient à cette même époque très à la mode et ce, au terme de travaux d’aménagement considérables. En 1944, Courtois propose de créer un centre à Aîn Diab. Il imagine des jardins, des escaliers, des rampes d’accès… En 1949, cette côte est donc en pleine effervescence. Les plages disposées le long du rivage servent aux divertissements des casablancais. Des établissements de bains et des garderies pour enfants sont installés. C’est donc tout naturellement que hôtels, restaurants et piscines sont créés pour accueillir tout ce joli monde. Mais très vite, les installations temporaires de la Corniche (bungalows, tentes, cabines démontables) disparaissent au profit de réels établissements de bains payants. Cet aspect servira d’ailleurs souvent à filtrer les clients et ce, par le biais du prix d’entrée. On dynamite les rochers afin de redessiner le rivage. Côté mer, les enseignes exotiques se multiplient et font face aux bars et dancings. Les rues prennent les noms d’Antibes, Quiberon. Les petits-bourgeois français ont visiblement la nostalgie de leurs plages laissées en métropole.
Des villas se construisent peu à peu et finissent par créer un vrai petit village. Plus loin, du côté de Sidi Abderahmane, un bois de mimosas est planté et devient aussi un lieu de promenade hivernal. Les nouvelles piscines sont conçues comme de vrais lieux de sociabilité. De grands bassins sont creusés dans les rochers. Des toboggans, des terrains de volley sont installés. Le ludique, le culte du corps et la nonchalance priment. Du matin au soir, des cavaliers se promènent au ras des vagues. Pistes de danse faisant face à la mer, juke-box et radios entonnent des airs à la mode, de musique américaine…Quelques surfers font penser à Hawaï ou à la Californie. On est en plein rêve américain ! La corniche fait aussi de plus en plus penser à la Côte d’Azur. On en arrive presque à oublier la tension qui règne en ville.
C’est bientôt la fin du protectorat. Le mécontentement gronde et la bourgeoisie européenne ose encore quelques pas de rock’n roll avant de plonger dans l’eau délicieuse qui s’offre à elle.
Miami, Tropicana, Acapulco, Anfa-Plage, Sables-d’Or…
Le Miami
Le fait de lier plage et piscines devient d’emblée un principe sur cette nouvelle corniche casablancaise. La baie artificielle de Miami se compose dès lors, d’une plage de sable très cadrée et de bassins creusés dans la roche. Ils voisinent avec des aires de sport et aujourd’hui des salles de fitness. Les bungalows en béton, accueillent des familles entières tout l’été. Lennad, architecte du Sun Beach mitoyen, s’occupe de l’aménagement de cette nouvelle piscine, en principe ouverte à toutes les franges de la société. Mais très fréquentée par les Américains au début, elle filtre ses clients, par le prix .
Tropicana
Sur une plage contiguë à Tahiti, la piscine Tropicana est construite dans les années 60. Elle suit le même style architectural quesa voisine polynésienne. Se voulant très “sélect” au départ, elle n’aura toutefois pas le cachet et surtout l’histoire de ces aînées.
Acapulco...
Tout près de Miami, les concessionnaires de la piscine Acapulco installent un premier bassin directement sur le sable de la plage. Toboggans et jeux d’enfants à volonté s’y succèdent et changent au fil des ans. La piscine est plus petite que ses voisines mais l’ambiance y est bon enfant. Elle bénéficie d’une des plus jolies petite s plages associées aux établissements de la corniche. Mais l’entretien fait défaut à cette piscine qui avait pourtant si bien démarré. Et finalement, à l’Est d’Aïn Diab, les bassins vidés d’Anfa-Plage, des Sables-d’Or et d’Eden Roc, entretiennent le souvenir d’établissements nés au lendemain de l’indépendance . Certains sont déjà détruits et remplacés par des projets faisant partie du Casablanca de demain. Pour d’autres, cela ne saurait tarder. La corniche casablancaise autrefois déserte et impraticable, est devenue aujourd’hui un des atouts les plus importants pour l’avenir de la ville.
L’Océanic Club
Parallèlement à Aïn Diab, la plage d’Aïn Sebaa, proche de la zone industrielle, est fréquentée vers les années 50, par une population d’ouvriers et d’employés italiens, français et espagnols. On y trouve la Guinguette fleurie, le jardin d’été, le parc Beaulieu, les bals d’été… Ressemblant en tous points aux piscines d’Aïn Diab, la piscine Océanic ouvre ses portes en 1949. Son bassin en mosaïque, est en bordure de plage et l’on peut s’y baigner en toute sécurité. Mais l'Océanic est aussi la piscine des colonies de vacances (colonie Souriau…). « Nous partions le matin accoutrés d'un short blanc, d'un tee-shirt jaune et d’un bob blanc sur la tête. On nous appelait "les Canaries" » raconte un ancien (petit) habitué de cette piscine située à Aïn Sebaa, sur la route des Zenatas. Elle avait été édifiée près du dancing-restaurant « La Maison Basque» qui fut totalement détruite par un raz-de-marée.
Le Kon-Tiki
La piscine du Kon-Tiki reprend le même type d’installation que le Sun-Beach; à la différence près que les trois bassins sont réellement gagnés sur la mer. C’est ce qui leur vaudra d’ailleurs d’être régulièrement détruit par les fortes marées. D’ailleurs, après avoir été la proie des flots, le Kon-Tiki sera fermé pendant de longues années. Il est à cette époque (fin des années 60 début 70), le siège de la section Volley de la Jeunesse Aïn-Dïab (JAD) conduite par le père Fuentes. Ceux qui perdent le match payent un coca par point de différence. Le dimanche matin, les jeunes habitués du Kon-Tiki, arrivent souvent à six ou sept copains. Ils attendent à l’entrée de l’établissement trois ou quatre autres amis afin de pouvoir acheter ensemble un carnet de dix entrées et de bénéficier des 60% du prix réel. Au Kon-Tiki, on se baigne dans de l'eau de mer pure. Et le remplissage des piscines se fait au gré des marées montantes et descendantes. Mais au Kon- Tiki, on peut aussi danser à toute heure de la journée, sur une petite piste ronde couverte d'un toit de chaume.... Il suffit d'insérer une pièce de 20 francs dans le juke-box et de choisir son disque... Abdeslam (dit le khraa : le chauve) le gardien, s’établit en protecteur de la pudeur publique en empêchant les jeunes de danser un slow en maillot de bain. C'est d’ailleurs sur cette piste même que beaucoup ont appris à danser le charleston ou le slow-fox. Une ancienne cliente de la piscine se souvient : « j'étais très forte et les spectateurs m'applaudissaient malgré mes 10 ou 11 ans».
Tahiti-Plage
Créée en 1952, Tahiti-Plage change l’esprit qui régnait à l’époque sur la corniche casablancaise. Ce culte du sport et du corps (plutôt sévère et élitiste) laisse place à une approche plus ludique du bord de mer. De territoire sportif, le bord de mer devient un lieu de rencontres et de divertissement. La piscine est conçue dans un style polynésien avec certaines touches africaines. Cette nouvelle vision du bord de mer est due au premier concessionnaire du site : André Suire. Ayant longtemps sillonné les îles du Pacifique, l’homme est passionné par ces contrées de rêve. Pionnier du surf, il apporte à Casablanca dès 1950, les premières planches venant de Polynésie. Mais Suire a plus d’une corde à son arc. Parachutiste et pilote d’avion, il forme avec Paul Anselin, en 1955, un tandem de choc. L’un travaille sur le graphisme et le design des installations des équipements de la piscine : cases, totems, toiles aux couleurs d’été… L’autre s’occupe des travaux de rénovation et d’embellissement des bassins construits à même le sable. La peinture est renouvelée chaque début d’été. Et les dessins initiaux de Suire sont déformés au fil des ans. Les bassins combinent eau salée et eau douce (provenant des nombreuses sources se trouvant à proximité). Une des cases, « Le Tonga » abrite un juke-box, permettant de danser l’après-midi sur des airs d’Elvis Presley, Little Richard, souvent diffusés par la radio de la base américaine de Nouasser à l’époque. Anselin rajoute dix bungalows portant des noms d’îles polynésiennes. Quelques années plus tard, « Le Tonga » est détruit. Les petites cases recouvertes de feuilles de palmiers sont équipées de chaises longues et d’une table en dur. Un lit de repos est installé à l’intérieur de ces petits bungalows. Ceux qui travaillent pendant la belle saison peuvent y faire un « break » à l’heure du déjeuner. Ces jolies cases polynésiennes connaissent un franc succès. Au tout début, elles sont surtout fréquentées par la bourgeoisie française et juive marocaine. Dès 1960, les rochers environnants sont dynamités, afin de gagner sur la mer. Des tonnes de sable sont rapportées des plages extérieures à la ville. Cette référence aux îles du Pacifique (que connaît la piscine casablancaise) précède de 10 ans les plages les plus cotées d’Europe. À Tahiti, lors des années 50/60, on danse tous les Samedis et Dimanches sur une piste en parquet de bois. Même principe qu’au Lido : un gardien tamponne la main de ceux qui vont sur la plage voisine. Un client nostalgique raconte : « nos amis nous attendaient côté mer. On se collait les mains (après les avoir mouillées). On se passait le tampon de l'un à l'autre pour économiser de l'argent de poche. Les cabines étaient peintes en bleu vif qui parfois déteignait sur nos serviettes et nos maillots. Les privilégiés avaient leurs cabines réservées d'une année à l'autre. Les autres avaient le choix entre poser leur serviette sur le sable ou louer un transat en bois... Les piscines étaient bleues et blanches, les transats en pierre… On se brûlait les pieds sur le sable blanc. Aujourd’hui, le lieu a été rebaptisé et porte désormais le nom de « Tahiti -Beach Club ».
Le Lido
Le restaurant et la piscine du Lido ouvrent en 1930.
En 1953, « Le Doge », une salle gastronomique avec café et un terrain de golf-miniature est rajoutée. « Le Doge » est considéré comme étant un des lieux les plus élégants de Casablanca. Une seconde piscine est construite. Elle comporte un bassin d’hiver protégé par des vitrages. Le lieu, dont la couleur dominante est ocre- rouge, devient blanc (considéré comme plus moderne). Une petite porte permet d'aller sur la plage. Pour contrer les fraudeurs, un gardien veille ! Un tampon encreur à la main, il colle un coup de tampon sur le bras de tous ceux qui sortent.Très élitiste à cette époque, le Lido est le lieu de rencontre des sportifs qui lui resteront d’ailleurs fidèles, jusqu’à sa destruction. Tito Topin, romancier né à Casablanca, en parle dans ses ouvrages décrivant le « Casablanca des années 50 ». En 1981, le Lido devient le premier centre de thalassothérapie construit en Afrique.
Les piscines de Casablanca : Lido / Kon-Tiki / Tahiti : Des piscines mythiques
« Les piscines argentées scintillaient comme des poissons morts dans les établissements du bord de mer. Leurs noms seuls auraient suffi à faire bronzer une colonie d'albinos. Acapulco. Tahiti-Plage. Miami. Sun-Beach. Kon-Tiki… » écrit Tito Topin dans « 55 de Fièvre ».
L'aménagement de la bordure rocheuse de la corniche casablancaise démarre lors des années 20. Les premiers centres de loisirs sont destinés au départ à une clientèle triée sur le volet. Le Lido créé vers les années 30, avec sa plage privée d'eau de mer, son restaurant et son dancing, est le premier établissement à voir le jour. En 1934, le restaurant panoramique « La Réserve » est construit sur pilotis. C’est la belle époque et le début d’un mythe : la côte casablancaise.
Ainsi, bien avant l'indépendance, la corniche de Casablanca compte un grand nombre de piscines.
Mais pour pouvoir y accéder, il faut impérativement être membre d’un club. Or la plupart des clubs sont créés et gérés par des Européens. À partir de 1935/36, bon nombre de marocains juifs et musulmans peuvent y adhérer et profiter des piscines de la corniche. Très vite, le nombre d’adhérents marocains devenu trop important, provoque une réelle crainte chez les Européens qui n’hésitent pas à renvoyer les autochtones des clubs. C'est ainsi que vient à des Marocains l'idée de créer le club du «Wydad Athletic Club», avec pour objectif avoué de participer aux diverses compétitions... et d’accéder à ces fameux établissements de bains
Le Sun-Beach
Mais dans cette ville qui ne cesse d’évoluer, les clivages sociaux et raciaux installés par le protectorat sont féroces. Le mélange des genres est exclu. Les décors et les noms des piscines rappellent les pays tropicaux : Tahiti, Kon-Tiki, Tropicana, Acapulco… Les enseignes répondent aussi parfois au rêve américain de cette époque : Miami, Sun –Beach…
Une piscine « Le Lac » édifiée sous le restaurant « La Réserve » s’adresse aux milieux fortunés. Elle se compose d’un terrain de Volley-ball, d’une piscine d’eau de mer (filtrée), d’un plongeoir et de rochers aménagés sur l’eau. Un journaliste parisien, Durand de Lompuy, dit Roland Lennad en fait l’acquisition pendant les années de guerre. Le lieu prend désormais le nom de « Sun- Beach » et devient un club privé. Le nouveau propriétaire est aussi champion de plongeon de haut-vol. Il a beaucoup de relations et les utilise pour ouvrir une piscine très fréquentée par les militaires américains (1942). La piscine du Sun Beach est creusée dans les rochers et protège parfaitement bien les nageurs. C’est un succès ! Lennad demande alors une concession aux Domaines. Il rajoute d’autres constructions : des estrades, des cabines, un pont-promenade, un snack et un restaurant. Lennad a un idéal sportif mondain : le Racing-Club de France. Il transforme donc le Sun en Club des clubs de Casablanca : le « CCC ». Mais en parcourant l’annuaire du CCC, du début des années 50, la politique d’apartheid du club ne fait aucun doute ! On compte trois musulmans et une dizaine de juifs. C’est paradoxalement une sorte de progrès. Le lieu était resté longtemps réputé comme étant « interdit aux Juifs et aux Arabes ». Lennad ne cache nullement son aversion pour certains groupes sociaux et il instaure des conditions d’admission plus que draconiennes. Il explique clairement « qu’en protégeant votre Club contre les indésirables, vous vous protégerez vous-mêmes… ». Tito Topin décrit d’ailleurs parfaitement le client typique du Sun-Beach de cette époque : « fils à maman, riche voyou raciste, protégé par l’amant de sa mère… ». Et déjà, à cette époque, être membre du Sun-Beach est un véritable signe de distinction sociale. Au Sun, tout n’est que sport ! Le club compte plusieurs équipes championnes de Volley et de water-polo. Il est très proche du monde européen des affaires.De grandes fêtes thématiques et des concours automobiles y sont organisés. Monsieur Hinnen, architecte fétiche de l’époque, tient les commandes. En 1955, Lennad meurt accidentellement. Après la transformation du Sun Beach, en club privé et pour répondre à l’attente des Américains, Lennad crée une nouvelle piscine voisine au Sun : le Miami. Les bassins sont aussi creusés dans la roche. Ce nouveau lieu de villégiature en principe ouvert à tout le monde, filtre en fait discrètement ses clients, par le prix d’entrée. Le lieu est aménagé par Hinnen. Mais là, c’est une tout autre histoire …
Une corniche en éternelle transformation
La transformation de la corniche de Casablanca, s’effectue à partir des années 40, sous forme de concessions maritimes accordées pour 15 ou 20 ans. Il suffit au promoteur, de présenter un réel projet d’investissement. Mais Casablanca est encore une ville très jeune où rien n’est encore vraiment figé. Les terrains vagues alternent avec les restaurants et dancings qui font face aux piscines. Celles-ci, à contrario, sont réalisées avec le plus grand soin. Vers les années 60, tout Aïn Diab est privatisée. Ceux qui veulent se baigner gratuitement doivent aller sur la plage de Sidi Abderahmane ou du côté des plages adjacentes au Lido. De plus en plus de piscines et de lieux de loisirs privés se construisent. Le phénomène continue bien après l’indépendance.
Les Marocains, initialement refoulés de la plupart de ces lieux de villégiature, se réapproprient enfin peu à peu, leur corniche.
Le quartier Maârif : La Venise Casablancaise
Fidèle à ses origines, le quartier du Maârif garde un cœur, grand comme ça ! Il reste ouvert à tous sans exception. Il fut longtemps un lieu de brassage, de solidarité, de tolérance et d’entraide entre différentes populations. Seraient-ce ces mêmes qualités qui en font aujourd’hui, un des lieux les plus fréquentés de Casablanca ? Sans aucun doute ! Il n’en demeure pas moins que ce quartier aimé de tous, est résolument tourné vers l’avenir. Certaines valeurs sont éternelles…
Le Maârif du début du siècle dernier est considéré comme une zone d’insécurité (30 juillet 1907 : massacre d´Européens à Casablanca). Ceux qui y habitent sont à la merci des pilleurs. Ils ne possèdent qu´un lopin de terre pour planter des légumes et une baraque en bois. Le lieu est un faubourg de Casablanca, à environ 2km 500 du centre ville. En 1911, des négociants anglais, Murdoch et Buttler, y achètent, des terrains cinquante fois moins chers que ceux du centre. Le tout est acquis à une fraction de la tribu berbère des Maârroufis, issue du village de Ben Ahmed (El Maarif-Regada existe encore aujourd'hui dans la région de Ben Ahmed)*. La revente des terrains sur plan, par lots, débute vers 1915/1916. L’acquéreur est une société immobilière qui les revendra à son tour. Pour ce, elle accroche une annonce devant le « grand café du commerce » dans l’ancienne médina. Le lieu est une véritable foire aux terrains. Tous les courtiers s’y retrouvent. Vu la crise du logement, le prix d’un lot au Maârif s’élève parfois à 10 000 anciens Francs (pour des salaires de 10 à 15 Francs/ jour). La maison en préfabriqué coûte 100 à 120 Francs le m2. Les prix sont en Peseta Hassani (1Fr : 1,25 P.H.). Par ses origines, le Maârif est un vrai village dans la ville. Il n´était d’ailleurs pas inclus dans le Plan Prost (1er plan d´urbanisme de la ville). Et pour échapper à la spéculation, les petites bourses recherchent des terrains hors périmètre. C’est ainsi que dès 1912, des petites gens s’installent pêle-mêle, dans des baraquements en bois. Les briques et le ciment sont encore importés d´Espagne à prix d´or. Et la première briqueterie ne sera construite à Fédala que quelques années plus tard. Le moindre coût de ce quartier attire les nombreux immigrants espagnols et italiens à faibles capitaux. Des Grecs, des Portugais, des Arméniens et d´autres ressortissants des Pays de l'Est y élisent aussi domicile (en très petit nombre). Cette tour de Babel parle en Français (très peu maîtrisent la langue arabe). Et c’est cette population d’ouvriers et de petits employés européens, qui assure le succès du lotissement du Maârif. Le quartier est assez éloigné du centre. Et il a tous les aspects des faubourgs populaires des villes côtières espagnoles. Les lacunes du plan Prost en matière d’habitat modeste apparaissent très vite. Le tracé de ces quartiers, basé sur un quadrillage trop rigoureux, ne tolérait aucun espace public. Les terrains sont sans voirie. Les rues sont tracées en damier, sans eau et sans lumière. Dès1916, l´assainissement de ce nouveau quartier devient nécessaire. Le Maarif est un marais insalubre. Et faire des égouts, avec une nappe phréatique si peu profonde, est hors de prix. Le Maarif fait donc à lui seul, l´objet d´un plan d´urbanisme et d’assainissement. Et paradoxalement, c’est en pleine crise financière mondiale (1929), que la construction du quartier prend un grand essor. Entre 1927 et 1933, le Maârif a déjà son aspect actuel.Le 11 novembre 1942, les Américains débarquent et délivrent le Maroc en bombardant Casablanca. Au Maârif, une bombe tombe sur le terrain mitoyen à l´école, une autre dans la villa des Torres, place du Nid d´Iris.
La belle époque…!
Le Maârif reste longtemps, séparé du centre, par des champs. Il se développe donc au début, de façon totalement irrationnelle. On y trouve essentiellement des enclos, contenant des petites maisons et des immeubles bas, avec balcons et toitures - terrasses. On y rencontre à cette époque, trois formes d’habitations : les maisons à patio, les villas et les petits immeubles.
1/ La maison dite « algérienne » est formée d’un rez-de-chaussée, surplombé d’une terrasse avec un garde-corps ajouré. Des petites chambres donnent à l’arrière, sur une cour, identique au patio des maisons marocaines ou espagnoles. Ces maisons sont souvent construites sans architectes, par des entrepreneurs.
2/ Dès 1925, ces petites maisons à rez-de-chaussée sont surélevées. Elles se transforment en immeubles de deux, trois ou quatre étages.
3/ Les petites maisons à un ou deux niveaux sont à leur tour appelées villas. En fait, ce sont plutôt des pavillons, composés d’une salle commune,une petite cuisine et une ou plusieurs chambres (pas plus de deux ou trois) donnant sur un petit bout de jardin.
Tous ces logements révèlent les origines ibériques et méditerranéennes des résidents. Les décors mêlent des angelots, des grappes de raisin, des guirlandes. Mais dans ce nouveau quartier populaire, on trouve également les lieux de vie de la population. L’ambiance y est extrêmement chaleureuse. De nombreux ateliers d’artisans cohabitent avec les entrepôts, les cafés, les écoles, les dispensaires… Les commerces sont regroupés sur quelques rues. C’est la belle époque du quartier. Les habitants ont un réel sentiment d’appartenance à une communauté. Ils se sentent d’abord « Maârifiens » avant d’être Casablancais et créent même un journal local. Ce microcosme social multiculturel, mais avant tout méditerranéen, est d’une très grande solidarité. Tout le monde s’entraide et la cohabitation est très bon enfant. Toutefois, l’extrême misère de certains habitants du quartier, amène des sociétés de bienfaisance et des ordres religieux à créer de nombreux établissements scolaires et d’aides sociales (gouttes de lait, hospices…). Ces associations philanthropiques laisseront derrière elles des bâtiments encore existants aujourd’hui. Les Ecoles sont d´abord construites en bois. L’école des « Babalouches »(babouch : escargot) derrière l´Eglise, est remplacée par l´Ecole du Maarif, rue Fabre d´Eglantine. Elle est ensuite réinstallée sur le terrain de l´école d’origine en bois. L´école Dominique Savio, tenue par les Salésiens, est parrainée par Madame la Maréchale Lyautey. Idriss El Khoury (ancien écolier du Derb Ghallef) écrit à juste titre que lors des années 40 «le Maârif ne fut jamais un quartier fermé ou gardé par de redoutables policiers armés. Il était ouvert à tous, sans exception ; et ce, contrairement aux quartiers résidentiels de la bourgeoisie». Et comme en Andalousie, le quartier s’éveille au coucher du soleil. Dès lors, on se croit à Séville ou Grenade. Le soir, le paséo remplit les trottoirs et les terrasses de cafés sont bondées. Les habitants sont souvent occupés par les matchs de quartier. Les équipes de l’époque s’appellent l´Atlas, le Tajarapis, Canigou, le Galia Sport Maarifien. Les joueurs portent les noms de Samartano,Vazquez,Perez, Laumier.… Ce quartier est aussi à l’époque un des rares lieux de la ville où Européens et Marocains se mêlent sans conflit aucun. Créée dans les années 20, la « Commune libre du Maârif » est d’ailleurs, un des berceaux du mouvement ouvrier casablancais. Lors de la belle époque du quartier, elle est aussi fêtée tous les ans
Que d’eau… !
«Dans un ravin au sol imperméable, les eaux de pluies séjournent de longs mois. Si l’eau manque au Maroc, ce n’est certes pas au Maârif, la «Venise casablancaise», où l’on se déplace en bottes d’égoutier dans des rues auxquelles l’administration, par une charmante ironie, a donné des noms de montagnes : Mont Blanc, Mont Cenis, Mont Cinto…» écrit Jean Marc en 1930 (dans «l’œuvre française au Maroc : Casablanca la nouvelle»). Ce primitif douar Maarif était une ferme, entourée de murs d´enceinte en terre. Pour les fondations, il fallait chercher la terre ferme très profondément. L´eau inondait les puits constamment et les infiltrations de l´oued Bouskoura étaient difficiles à sécher. Le Maârif était donc bien un marais insalubre au moment des pluies. Certains terrains n’étaient pas encore assainis. Un petit lac permettait aux habitants du quartier de se baigner. Plus d´un s´y noya. D´autres y attrapèrent la fièvre typhoïde... Les Américains y faisaient des manoeuvres de débarquement avec des péniches pneumatiques, des pontons... Ils invitaient les gens à se promener en bateau. Le site était magnifique et accueillait de nombreux promeneurs.
L’église du Maârif
L´église du Maârif est édifiée entre 1917-1918 par les Pères de la Mission Franciscaine. Elle est bâtie par le père Bonaventure Cordonnier. La Population du quartier est à 90% catholique. Beaucoup sont pratiquants. Les fêtes religieuses sont célébrées en grande pompe. Les feux de la Saint Jean (forte population d´origine d’Alicante) et les Processions du 15 Août pour Notre Dame de Trapani (population Sicilienne) sont des rituels incontournables. Ils sont l’occasion de grandes festivités dans les rues. Certains se souviennent des marmites de fèves au cumin, des chants des grandes processions où l´on sortait la Vierge avec clairons et fanfares…
Une ville très hiérarchisée
Avec l’édification de la ville nouvelle de Casablanca, de nouvelles différenciations spatiales, sociales et culturelles apparaissent au sein d’une population qui de 63 000 habitants, passe à 120 000 habitants, entre 1916 et 1927. Les quartiers de la ville sont structurés par appartenance religieuse, ethnique ou par pays d’origine. Ils sont aussi définis par classe sociale et niveau économique. Les Français fraîchement débarqués s’installent d’abord prudemment dans les petits appartements du centre. Enrichis, ils construisent des villas dans les beaux quartiers tels que, Mers-Sultan ou le boulevard d’Anfa. Les groupes sociaux favorisés apprécient très vite les beaux panoramas de la colline d’Anfa et s’y installent dès 1920. On retrouve une certaine mixité dans les quartiers du centre. Les commerçants occupent de grands appartements à proximité. Les Marocains musulmans s’installent loin de leurs commerces, dans les différents quartiers qui leur sont réservés. La classe moyenne européenne investit des petits pavillons à Beauséjour ou à Beaulieu. Les Européens et les Juifs fortunés s’installent à Anfa et les Marocains aisés, au Polo. Les plus modestes habitent la nouvelle médina ou Ain Chock. Les familles européennes les plus pauvres (surtout Françaises et Italiennes) choisissent des quartiers plus éloignés, comme celui des Roches-Noires. Enfin, le quartier populaire du Maârif regroupe les Espagnols et les Italiens les plus pauvres, qui valorisent leur savoir-faire en mécanique. Ils dominent comme petits entrepreneurs et ouvriers du bâtiment. Les Espagnols forment à cette époque, la population étrangère la plus nombreuse après les Français. Ils jouent un rôle important dans la ville. Spécialisés dans le bâtiment, la pêche ou la réparation automobile, beaucoup d’entre eux sont tentés par l’assimilation, surtout après la guerre civile que connaît leur pays. Les Italiens quant à eux, très actifs dans le bâtiment et les travaux publics, vaudront au quartier le surnom de “petite Sicile”.
Un quartier tourné vers l’avenir
À Casablanca, le Maârif est le quartier qui aura le plus dévié de sa vocation initiale. Sa transformation débute surtout vers les années 60. La construction d’immeubles de trois à cinq niveaux, remplace peu à peu les maisons à patio, les petites villas et les immeubles de faible hauteur. L’architecture d’origine a été remplacée par des immeubles (dit modernes) dont les distributions intérieures, ont perdu les qualités des maisons précédentes. Les anciens patios sont encombrés et mal entretenus. Ils ne jouent plus (ou si mal) leur rôle d’antan qui consistait à abriter une vie collective. Dès les années 80, les classes moyennes surinvestissent le quartier. Les cafés, kissarias et hammams se multiplient. L’église est transformée en centre culturel… Les commerces, jadis regroupés sur quelques rues, se distribuent désormais dans tout le quartier. De nouvelles boutiques investissent les placettes, les lieux de promenades… Les nouvelles constructions ont presque toutes des lieux prévus pour des magasins en rez-de-chaussée. Et la clientèle abonde… Ces rues du Maârif habitées par les familles du prolétariat espagnol et italien, progressivement réappropriées par les Marocains, gardent toutefois leur cachet si particulier et si sympathique (on y trouve encore les «Churros», les pépites, le «kanoun» à la droguerie du coin…). Elles ont perdu leurs noms d’origine, puisés, dans ceux des montagnes françaises. Certaines enseignes nous les rappellent encore aujourd’hui. La localisation du Twin Center, en bordure du Maârif, pose problème. Ces deux tours instaurent un véritable face à face entre les différents âges du quartier. La circulation est trop dense, les rues attenantes étroites pour des constructions d’une telle importance et le stationnement fait largement défaut. Néanmoins, cette prospérité commerciale rejaillit sur le Maârif et les voies adjacentes. L’emplacement de ce nouveau centre d’affaires est idéal. Situé entre les beaux quartiers, le centre-ville et les populations à revenus moyens, il reste fidèle à lui-même, ouvert presque à tous. Mais est-il vraiment à l’image du centre d’affaires, projeté dès 1930 ?
Les cités patronales : début de l’habitat économique
À cette époque, des entreprises moyennes décident de bâtir des petits ensembles éloignés du centre, pour leur personnel. En 1922/23, une de ces cités patronales de la ville est donc construite au Maârif –extension. Elle comprend 25 maisons à un seul niveau. La pièce centrale profite d’un éclairage zénithal, grâce à un dôme vitré sur le toit. Certaines habitations sont réservées aux employés, d’autres aux ouvriers, aux familles ou aux célibataires. Le tout est parfaitement hiérarchisé et en cette période, uniquement occupé par des Européens. Ces premières opérations patronales montrent à quel point la politique de l’habitat économique, menée à Casablanca, a été négligée par le plan Prost. Elle est décalée face à la politique urbaine et aux études réalisées pour l’habitation de luxe. Et c’est dans ce genre de projet (d’habitat économique) que le patronat et les autorités tirent les conclusions de l’importante immigration des années 30. Des enquêtes d’hygiène pour le logement, se multiplient. Des projets basés sur des programmes mieux étudiés et mieux équipés sortent finalement de terre (logements ouvriers de la cité Bendahan).
CASA!
Je voudrai sil vous plait des photos de khouzama hda lissasfa!car cela fait 3 ans que je suis en france mais j'habitai a casa...donc je voudrè avoir des souvenir de laba car je nen ai plu..cela me manque tro!!!
S'il vous plai!
merci bocou!
casablnca
je veux une
riad
rochdi riad
j'aimerai trouver des photos de l'église des roches noires, d'aujourd'hui et d'hier.
Eglise ds Roches Noires
j' en ai PPA
photos casa 1950
Je recherche des photos, témoignages, documents sur le casablanca des années 1940-1959, le boulevard Mohammed V où il y avait un restaurant qui s'appelait le "Boeuf Mode".
Merci.
OCEANIC
Salut,
J'ai bien connu l'OCEANIC puisque c'est dans cette piscine en colo, que j'ai apris à nager.
Pour me situer, je suis dans ma 70 ème année.
A+ inch'allah
èglise de roches noires
j ai des photos de l èglise saint marguerite de roches noires
casablanca
bonjour tout le monde je pars a casa demain inchallah j'habite en france et ca fais cinq ans que je ne suis pas retournee je suis tres contente j'essairai de vous ramener des photos de tout casa lahbiba a bientot inchallah
urbanisme casa
Pour Ibn Kalhdoun
vous m'avez l'air de fort bien connaitre le casa urbanistique et certains projets en enonçant le nom de Courtois architecte urbaniste qui a beaucoup fait pour CASA mais qui est en final peu répertorié et assez mal connu. Bravo!
INININ
INALBOK ALKABE
bonnes annes
j souhaite a tout le monde une bonne et heureuse annes et que la paix regne dans le monde inchaallah
hanios
ntouma zawamile a wlade la9habe lah yn3ale zamale bokome lah yghara9e likome ch9afe lah yn3ale ljadkkme l3oro9e
hanios
ntouma zawamile a wlade la9habe lah yn3ale zamale bokome lah yghara9e likome ch9afe lah yn3ale ljadkkme l3oro9e
put1de mrd
a dak hanios cé koi ce ke tuu viens de diire put1 k est ce ke tu crwa pour ke tu diis ca offf !
put1de mrd
a dak hanios cé koi ce ke tuu viens de diire put1 k est ce ke tu crwa pour ke tu diis ca offf !
7
saluit ca va a zine awlade la9habe
respect
RESPECTER le site et la discussion qui est entamée par des connaisseurs. les personnes qui insultent sont des MALADES MENTAUX ET DOIVENT SE SOIGNER AULIEU DE DEVERSER LEUR POISON DANS UN SITE OU LA DISCUSSION EST SUPERIEURE A LEUR CERVEAU= INFERIEUR AU PETIT POIS
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=77832&pid=1579217
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
